Actualités



Save the date Avignon 2015
01 et 02 Octobre 2015 : L’ANFIIDE organise le congrès européen francophone des infirmières cliniciennes, spécialistes cliniques, consultantes et de pratique avancée.

Les interventions des infirmier(e)s clinicien(ne)s et de pratique avancée ont un impact positif pour les personnes soignées, les établissements et les équipes. Le développement de l’expertise infirmière est l’une des réponses aux enjeux majeurs en matière de santé en France comme en Europe. L’amélioration de l’accès aux soins, de la santé et de la qualité de vie des usagers comme de la santé au travail des infirmier(e)s donne toute son ampleur à cette expertise. Rassembler la profession autour de l’infirmier(e) clinicien(ne) et mettre en valeur la plus-value apportée par sa contribution au service de nos concitoyens, du système de santé et de la profession sont les ambitions de ce congrès.

Suivez-nous sur Tweeter (#anfiide) et sur le site dédié au congrès :  http://www.anfiidecongresavignon2015.fr !

AVERTISSEMENT : Le congrès est accessible sur le site de l’OGDPC sous le numéro 37621500001. A ce jour, l’ANFIIDE est enregistrée auprès de l’OGDPC, mais toujours en attente de son autorisation par la Commission Scientifique Indépendante (CSI). Le recours étant toujours en cours, nous avons fait le choix de ne pas tenir compte de l’indemnisation possible pour ce qui concerne les frais d’inscription.


Sante_TravailDe nouvelles opportunités pour nos collègues infirmières de santé au travail

Le Décret N°2015-968 du 31 Juillet 2015 relatif aux missions et au fonctionnement de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) décrit cet établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé du travail. Dans le cadre des missions qui lui sont confiées, l’agence conduit des actions visant à agir sur les éléments déterminants des conditions de travail, notamment l’organisation du travail et les relations professionnelles, en vue de leur amélioration. Ses champs d’intervention, dans le cadre des politiques publiques, couvrent notamment :

  • La promotion de la santé au travail et de la qualité de vie au travail, en particulier lors de la conception des organisations, des équipements et des installations de travail ;
  • La prévention des risques professionnels dans le cadre de l’organisation du travail ;
  • L’amélioration de l’environnement de travail par l’adaptation des postes, des lieux et des situations de travail.

L’agence met également à disposition son expertise pour faciliter l’expression des salariés sur les conditions de réalisation de leur travail, notamment lors de la conduite de projets de transformation des entreprises et des organisations, et pour aider au dialogue social sur les questions de conditions de travail. Les activités conduites par l’agence dans le champ de l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail contribuent notamment à l’accès et au maintien en emploi durable des travailleurs, au développement des connaissances et des compétences des travailleurs tout au long de leur vie professionnelle et à l’égalité professionnelle. Pour mener à bien ses missions, l’agence :

  • Conduit des interventions à caractère expérimental dans les entreprises, les associations et les structures publiques ;
  • Développe et produit à partir de ces expérimentations des outils et des méthodes susceptibles d’être utilisés par les employeurs, les travailleurs et leurs représentants ;
  • Assure l’information, la diffusion et la formation nécessaires à l’utilisation de ces outils et méthodes ;
  • Conduit une activité de veille, d’étude et de prospective sur les enjeux liés aux conditions de travail ;
  • Développe des partenariats avec les autres acteurs intervenant dans le domaine des conditions de travail, au niveau national et international.

Les actions de l’agence, conduites au besoin par l’intermédiaire de tout acteur pertinent tel que les organisations professionnelles, consulaires ou de formation, bénéficient prioritairement aux petites et moyennes entreprises. Ses interventions au sein des structures publiques sont subordonnées à la passation d’une convention de partenariat fixant notamment les conditions dans lesquelles la structure contribue financièrement à l’intervention. L’agence conduit ses activités dans le respect des principes de neutralité et d’impartialité vis-à-vis des acteurs de l’entreprise, de l’association ou de la structure publique au sein de laquelle elle est amenée à intervenir.

Site internet de l’ANACT : http://www.anact.fr

Article « Conduire une démarche « Travailler avec une maladie chronique » en 4 étapes » : http://www.anact.fr/web/actualite/essentiel?p_thingIdToShow=43183669

Travail & Changement N°360 (Juillet Août Septembre 2015) :  « Travailler avec une maladie chronique » : http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/17170384.PDF


 24 Juin 2015 – L’ONI organise au Palais du Luxembourg (Sénat) un colloque sur le thème de la Pratique Avancée. L’ANFIIDE et l’Académie des Sciences Infirmières (ASI) collaborent et éditent une brochure en support de cette journée de travail.

Télécharger le programme…

Le concept de pratique avancée en soins infirmiers peut paraître nouveau en France. Il alimente les discussions du groupe professionnel infirmiers depuis le début des années 2000 suite à la parution du rapport « Coopération des professions de sante : le transfert de tâches et de compétences » , aux réflexions subséquentes menées par la Haute Autorité de Santé (Haute Autorité de Santé, 2008) et aux travaux des organisations professionnelles infirmières.

C’est aux Etats-Unis qu’ont été introduites les fonctions aujourd’hui qualifiées de pratique avancée il y a plus de cinquante ans : l’infirmière spécialiste clinique tout d’abord (années 40) puis la fonction d’infirmière praticienne (années 50). Depuis, ces deux fonctions ont connu des développements importants tant aux Etats-Unis que plus largement au niveau international. Dans les années quatre-vingt dix, ces deux fonctions ont été regroupées sous l’appellation faîtière d’infirmière de pratique avancée.

Sur une perspective internationale, l’introduction du concept de pratique avancée en soins infirmiers dans un système de santé résulte souvent de l’articulation de plusieurs facteurs d’influence :

• Un accroissement des besoins de la population en soins de santé,
• Une pénurie médicale ou une répartition inadéquate de l’offre de soins médicaux sur le territoire,
• Une volonté du groupe professionnel infirmier d’apporter sa contribution au maintien de l’offre de soins, • Un contexte sanitaire économiquement contraint.

Pour lire la suite : Télécharger la brochure… « Pratique avancée en soins infirmiers : perspectives internationales et pistes pour une transposition nationale »


 06 Mai 2015 – Les chefs de cabinet de la Présidence de la République Française et du Premier Ministre répondent au courrier de Mme Judith Shamian, présidente du CII (Voir 17 Avril 2015 ci-dessous)

 

Réponse du Président de la République

Réponse du Premier ministre


Florence Nightingale12 Mai 2015 – Journée internationale de l’infirmière

Les infirmières, une force pour le changement

Un ordre infirmier : une sécurité pour les usagers et les professionnels

Tribune

En ce 12 mai 2015, journée internationale de l’infirmière, la justice sociale, la prévention et les soins sont des droits fondamentaux pour tout être humain et des exigences pour nos sociétés. La profession infirmière forte de plus de 16 millions de membres dans le monde plaide en ce sens dans ses actions quotidiennes. Au cœur de l’ensemble des décisions prises plusieurs fois par jour et parfois dans l’urgence vitale auprès des usagers de santé, l’infirmière accroit l’efficacité des soins en s’engageant dans l’actualisation permanente de sa pratique. Conjuguant ses efforts avec les autres partenaires du système de santé, elle contribue à l’efficience et l’efficacité des soins prodigués. Forte de la confiance de la population et du mandat social qui lui est donné, consciente des enjeux économiques et sociaux à relever pour garantir l’accès équitable aux soins comme la qualité et la sécurité de ces derniers, la profession infirmière a cette responsabilité, comme les autres acteurs de tirer le meilleur parti des ressources disponibles.

De fait, la richesse, la diversité des contextes d’intervention de l’infirmière et les défis de santé auxquels elle peut répondre nécessitent un cadre institutionnel pour l’exercice et pour la participation aux décisions stratégiques permettant à toute infirmière d’assumer son rôle de première ligne, aux côtés des autres acteurs de la santé.

Dans le contexte de croissance des besoins de santé, d’évolution des maladies chroniques, d’augmentation des coûts des soins, contribuer à l’efficacité des politiques de santé est un devoir et une responsabilité. En France, les infirmières se sont dotées depuis six ans d’un ordre professionnel qui incarne cette prise de responsabilité et cette volonté de la profession de contribuer activement à l’amélioration du système de santé et de la prise en charge de nos concitoyens. C’est un signe fort de reconnaissance du rôle des infirmières.

En voulant supprimer l’Ordre national des infirmiers, des députés ont ainsi prétendu péremptoirement mettre un terme à six années de construction, de responsabilisation et d’encadrement de la déontologie d’une profession-clef du monde de la santé.

Cette décision si elle était confirmée constitue un mépris pour la profession infirmière, un danger pour la sécurité des patients et un retour en arrière dramatique. A l’heure où les grandes questions de santé publique appellent à une plus grande responsabilisation des personnels de santé, le signal donné par cette volonté destructrice est d’autant plus accablant.

Oui, l’Ordre National des Infirmiers est vital : la fierté infirmière est de celles qui n’acceptent pas qu’on la foule aux pieds. La profession, mais aussi l’ensemble du monde de la santé qui connaît bien son importance, sauront se mobiliser pour que l’on respecte enfin le métier, le savoir-faire et l’engagement de plus de 600 000 infirmières et infirmiers.

En cette Journée Internationale   des Infirmières,   nos organisations professionnelles s’unissent pour exprimer leur consternation et appellent nos parlementaires, aussi bien au Sénat qu’à l’Assemblée nationale, à ne pas laisser passer cette disposition qui constitue une véritable régression de l’assurance de qualité des soins et un manque de respect flagrant pour une profession cruciale dans un système de santé dont nous voulons tous la réussite.

Les infirmières, une force pour le changement : oui avec l’Ordre Infirmier Français.

« A moins de progresser chaque année, chaque mois, chaque semaine, croyez-moi, nous ne ferons que reculer » (Florence Nightingale)

Liste des signataires : Cf. http://www.ordre-infirmiers.fr/


 27 Avril 2015 – Suppression de l’ordre : Réponse du Président du Sénat, Gérard Larcher, à Mme Judith Shamian, présidente du CII

Réponse Sénat au CII

 


JORF N°0102 du 2 Mai 2015, page 7573, texte n° 30

Décret n° 2015-495 du 29 avril 2015 relatif à l’habilitation des aides à domicile à pratiquer les aspirations endo-trachéales et modifiant le code de l’action sociale et des familles et le code du travail


 

Logo CNOI25 Avril 2015 – A partir de plusieurs documents publiés en 2006 et 2007, avant comme après la promulgation de la Loi portant création de l’Ordre, à l’époque d’un rassemblement sans précédent en faveur de la création de cet Ordre, nous avons reconstitué une liste exhaustive des membres du Groupe Sainte Anne qui structurait et formalisait les travaux des « pro-Ordre » et portait leur voix au ministère, auprès des autres Ordres, des députés, des sénateurs,  ou de la presse…

Lire la suite…


 

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17 avril 2015, Lettre à Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

Je vous écris en ma qualité de Présidente du Conseil international des infirmières (CII), la fédération de cent trente associations nationales représentant plus de seize millions d’infirmières du monde entier. Fondé en 1899, le CII est la plus importante et la plus influente des organisations internationales de professionnels de la santé. Géré par des infirmières pour des infirmières, le CII œuvre dans le but de garantir des soins infirmiers de qualité pour tous, des politiques de santé solides, le progrès du savoir infirmier, le respect de la profession et enfin la compétence et la satisfaction de la main-d’œuvre infirmière.

Le CII a été approché par un certain nombre d’infirmières et d’infirmiers français désemparés et extrêmement préoccupés par les débats qui ont eu lieu le jeudi 9 avril 2015 à l’Assemblée nationale, débats qui ont abouti à l’approbation d’une proposition de dissolution de l’Ordre national des infirmiers.

Le Conseil d’administration du CII a discuté de cette question à sa séance du 14 avril et adopté la résolution suivante.

Le Conseil d’administration du CII est extrêmement préoccupé par la décision de l’Assemblée nationale, prise dans la nuit du 9 avril 2015 par seulement 19 députés sur 29 présents, de dissoudre l’Ordre national des infirmiers. Le Conseil d’administration du CII considère que cette décision rétrograde compromet gravement la qualité des soins et la sécurité des citoyens en France. Dans le contexte d’une démographie et d’une charge des maladies en mutation rapide, un Ordre pleinement fonctionnel est essentiel pour assurer la fourniture de soins efficaces et efficients et pour faire en sorte que le personnel infirmier apporte une contribution optimale aux soins de santé contemporains.

Le Conseil d’administration du CII espère que le Sénat français n’approuvera pas cette décision et qu’il demandera à la direction de l’Ordre de répondre dans les meilleurs délais aux préoccupations qui ont été exprimées lors du débat à l’Assemblée nationale. Le Conseil d’administration du CII est prêt à donner ses conseils d’expert sur la manière de répondre et de remédier à ces préoccupations.

Le CII estime important de porter ses graves préoccupations à votre attention et espère que les Sénateurs français tiendront compte, dans leurs propres débats, de notre résolution ainsi que des points qui suivent.

Le CII est convaincu que l’Ordre national des infirmiers :

  • remplit des fonctions essentielles en définissant et en garantissant la compétence du personnel infirmier et la qualité de sa pratique ; constitue un mécanisme important pour protéger le public et donner une orientation et des lignes directrices éthiques au personnel infirmier ;
  • peut garantir, par la production de données et par la formulation de lignes directrices, que la pratique infirmière est pleinement conforme à l’aspiration du gouvernement de répondre à l’évolution des besoins de santé des citoyens français ;
  • constitue un mécanisme pour dialoguer sur un pied d’égalité avec les autres Ordres qui, collectivement, instaurent le cadre éthique et les normes nécessaires à la fourniture des services de santé contemporains axés sur les patients et sur l’action des équipes de santé.

Le CII a conscience des difficultés qui ont marqué la création et les débuts de l’Ordre des infirmiers. Cependant, le CII estime que des progrès importants ont été réalisés dans la rationalisation de la structure de l’Ordre et dans l’efficacité et l’efficience de ses fonctions de base. Ces progrès doivent être prolongés et, pour ce faire, le CII – régulièrement amené à fournir ses conseils aux États membres par le biais de l’Organisation mondiale de la Santé – est prêt à prodiguer son soutien s’il était demandé.

En outre, il importe de tenir compte de l’impact de la décision de l’Assemblée nationale au-delà de la France, alors même que plusieurs pays francophones en Afrique sont en train d’élaborer et d’adopter leurs propres systèmes de réglementation. Il ne faut pas sous-estimer le rôle central joué par la réglementation professionnelle dans l’alignement des systèmes de santé et de sécurité du public sur les besoins contemporains des citoyens. À cet égard, l’exemple que la République française constitue pour les autres pays francophones ne saurait être négligé.

Au nom des infirmières et des infirmiers de la France et du monde entier, le CII espère pouvoir compter sur votre soutien dans cette question. Le Dr David Benton, Directeur général du Conseil international des infirmières (benton@icn.ch), répondra volontiers à toutes vos questions.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, l’expression de notre haute considération.

Judith Shamian
Présidente
Conseil international des infirmières

ICN • CIE • CII

3, place Jean-Marteau, 1201 Geneva – Switzerland – Tel.: +41 22 908 01 00 Fax: +41 22 908 01 01 – e-mail: icn@icn.ch – web: www.icn.ch


Moi Infirmier

TRIBUNE – LA SUPPRESSION DE L’ORDRE NATIONAL DES INFIRMIERS (ONI) : UN CONTRE SENS POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS

Mais que s’est-il passé dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 avril dernier pour qu’une poignée de députés s’autorisent à mépriser ainsi toute une profession de santé de 618.000 infirmiers ?

Mais que s’est-il passé pour qu’ils méprisent ainsi 8 années de recherche de la responsabilisation, en prenant la décision de supprimer un Ordre professionnel garantissant la déontologie de la profession d’infirmiers, dans un hémicycle quasiment vide ?

Cette décision montre l’incohérence de nos décideurs qui n’hésitent pas à parler de qualité et sécurité des soins, mais qui pour autant suppriment un Ordre ayant vocation à défendre  et garantir une profession au cœur de la production de soins. Certes, l’ONI a rencontré des difficultés dans sa mise en place,  mais a su réagir, et ce sont aujourd’hui plus de 168.000 infirmiers diplômés d’Etat qui sont concernés.

Est-on en train de nous dire que notre future loi de santé et ses enjeux, qui d’ailleurs n’ont jamais autant fait débat (rappelez-vous la manifestation du 15 mars), se jouent entre les mains de seulement 29 députés ? Il est vrai que la généralisation du tiers payant n’en a mobilisé que quarante. Est-ce sérieux ? Au nom de quoi doit-on considérer qu’une profession de santé n’a pas besoin d’Ordre ?

Il représente tout simplement le deuxième Ordre professionnel de santé sur les sept qui existent en France. Pourquoi alors ne pas supprimer l’ordre des médecins ? Et pourquoi avoir supprimé les amendements concernant l’ordre des Masseurs Kinésithérapeutes et l’ordre des pédicures-podologues, après le vote de suppression de l’Ordre des Infirmiers ?

L’Ordre National des Infirmiers défend au quotidien la sécurité de tous, dans les hôpitaux et cliniques toujours prompts à vouloir employer du personnel non diplômé, pour les payer moins. L’ordre se bat pour la suppression de l’amendement 30 bis visant à autoriser à des personnels non soignants d’effectuer des actes invasifs et d’administration de substances vénéneuses à des enfants et des adolescents en dehors de tout contrôle par les professionnels.

Voici un exemple concret qui montre que l’Ordre défend la sécurité des soins et le métier d’infirmier. La même nuit, on vote sa suppression. Alors oui, disons-le haut et fort, cette décision prise, alors même que le gouvernement s’y opposait, ressemble à un « mauvais coup » ourdi par un quarteron de représentants du Peuple, probablement fatigués, et qui n’ont pas compris le rôle et les missions d’un Ordre professionnel.

Leurs arguments sont tout simplement irrespectueux de la profession d’infirmières et d’infirmiers qui s’engagent chaque jour pour nous garantir des soins de qualités. D’autant que certains députés ayant voté cette suppression ont fait la preuve de la non maitrise du dossier sur les réseaux sociaux par la suite.

En supprimant l’Ordre National des Infirmiers ce ne sont pas seulement les soignants que l’on pénalise, mais surtout les patients à qui l’on refuse l’accès à une profession compétente, autonome et responsable, prodiguant des soins de qualité, dans des conditions sécurisées et encadrées par une déontologie.

Supprimer l’Ordre c’est effectuer un retour de dix ans en arrière.

Qui à présent va garantir l’éthique et la déontologie encadrées par l’Ordre ? L’Etat ? N’est-ce pas là le gage de l’entrée dans un régime de santé encore plus étatique où l’indépendance et l’autonomie ne seraient plus d’actualité ? Un grand nombre d’organisations professionnelles s’unissent pour exprimer et faire entendre leur consternation et appellent, maintenant, les sénateurs à ne pas laisser passer cet amendement qui constitue une véritable régression de l’assurance de qualité des soins.

Signataires :

  • AEEIBO:  Association des Enseignants et des Ecoles d’infirmiers de Bloc Opératoire
  • AFDS : Association Française des Directeurs de Soins
  • AFET : Association Française des Enterostoma-Thérapeutes
  • AFIC : Association Française des Infirmier(e)s de Cancérologie
  • ANPDE : Association Nationale des Puéricultrices (teurs) Diplômés et des Etudiants
  • ANDEP : Association Nationale des Directeurs d’Ecoles Paramédicales
  • ANFIIDE : Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers Diplômés et Etudiants
  • ASI : Académie des Sciences Infirmières
  • CEEPAME : Comité d’Entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l’Enfance
  • CEEIADE : Comité d’Entente des Ecoles d’Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’État
  • CEFIEC : Comité d’Entente des Formations Infirmières et Cadres
  • CIF : Collège Infirmier Français
  • CNI : Coordination Nationale Infirmière
  • SIDERAL-Santé : Structure Inter Disciplinaire Et Regroupement d’Acteurs Libéraux de Santé
  • SNPI : Syndicat National des Professionnels Infirmiers
  • UNAIBODE : Union Nationale des Associations d’Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’Etat

 


cif-logo800new Communiqué de presse du 12.04.15 – Le Collège Infirmier Français dénonce la suppression de l’Ordre des Infirmiers

La loi de modernisation de la santé devait être l’occasion d’un renouveau pour la profession infirmière, avec une véritable reconnaissance de ses compétences professionnelles autonomes. D’une part, pour l’ensemble des infirmières, avec un renforcement de leurs actions de prévention, d’éducation pour la santé, de prescription de substituts nicotiniques, etc. D’autre part, pour celles qui obtiendraient un Master en pratique avancée, la prise en soins des patients atteints de pathologies chroniques, la coordination et la gestion des parcours complexes notamment. Dans la nuit du 9 avril, 19 députés (29 présents sur 577 membres) votent l’abrogation de l’Ordre National des Infirmiers au prétexte d’arguments fallacieux. A travers ce vote, c’est à nouveau la qualité des prises en soins qui est remise en question et par là même la profession infirmière. Voudrait-on la museler ? Il est à noter que dans la nuit du 19 mars, un amendement de déqualification des soins destinés aux patients âgés ou handicapés est adopté en Commission des Affaires Sociales. L’exposé des motifs précise que l’amendement « vise à permettre à des professionnels salariés non soignants de réaliser des actes tels que l’administration de valium en cas de crise d’épilepsie convulsive chez une personne handicapée ou encore des aspirations trachéales ». Heureusement ce dangereux article 30 bis est abrogé lors de la discussion en séance publique. Nos députés connaissent-ils notre profession ? Quand les politiques manquent de cohérence, les décisions peuvent avoir de graves conséquences pour la qualité des soins, le suivi des compétences professionnelles, la régulation, le respect de l’indépendance et des règles professionnelle, mais également sur le contrôle de l’accès à la profession, points forts des actions de l’ordre. Sur les 28 pays de l’Union Européenne, 19 disposent d’Ordres infirmiers. Quelle serait la spécificité française ? La même que celle qui a obligé l’infirmier formée en trois ans depuis 1981, à attendre 2009 pour obtenir la reconnaissance d’un grade de Licence ? Et ce alors que la France y était acculée par l’Union Européenne, étant un des trois derniers pays à ne pas être entré dans le système LMD (Licence-Master-Doctorat) créé en 1999 ? Vouloir abroger l’Ordre des Infirmiers, c’est souhaiter réduire l’infirmière à une simple exécutante. L’Ordre n’est financé que par l’argent des cotisations de ses membres : il est libre, autonome, indépendant. Avec 168.000 inscrits, il est le deuxième Ordre français. La réforme des études a été mise en place l’année de son installation. Aujourd’hui la pratique avancée fait enfin l’objet d’un projet en France. C’est dans ce même temps que l’on souhaite priver la profession de son porte voix. Un hasard ? Certes non !

L’Ordre est une structure institutionnelle qui affirme nos compétences autonomes pour rappeler aux décideurs institutionnels, que l’approche humaine de la relation avec le patient et son entourage est aussi importante que la technicité croissante de la santé. Soigner, c’est refuser une relation infantilisante et paternaliste, c’est aider celui qui souffre à sortir de son isolement, à bâtir un projet de vie compatible avec son état. Depuis la révolution pasteurienne, et le passage de la médecine hippocratique à la médecine scientifique, la profession infirmière a recouru de plus en plus à la technique, suivant en cela les progrès de la médecine, et la modernisation des structures de soins. Dans le même temps, elle a su conserver ce qui fait sa spécificité, c’est-à-dire une relation humaine très profonde, et de tous les instants, avec les patients, liée à la permanence des soins. Face à la montée des soins aux personnes du quatrième âge avec perte d’autonomie, au développement de la prévention et du dépistage des maladies chroniques, le secteur de la santé posera des problèmes d’organisation et d’éthique toujours plus complexes. L’un des rôles de l’Ordre des infirmiers est de servir de garde-fou face à la tentation du contrôle économique entrainant des restrictions de soins individuels, au nom d’une vision macroéconomique des dépenses de santé publique, comme dans les pays anglo-saxons. Les personnes malades sont par définition plus vulnérables, aussi les infirmières se doivent d’être en première ligne pour affirmer que seuls les besoins des malades doivent déterminer le type et le coût des traitements. C’est pourquoi il est intolérable de vouloir abroger l’Ordre des Infirmiers. Le Collège Infirmier Français sait pouvoir compter sur les sénateurs pour faire preuve de sagesse afin de maintenir un Ordre des Infirmiers, au service de la population et de la profession.

Marie-Claude GASTE, Présidente du CIF, 06.43.03.28.01

Le Collège Infirmier Français (CIF) est composé de 17 personnes morales représentatives de la profession infirmière (salariée, libérale, académique, formation initiale et continue, santé au travail, santé scolaire, spécialités IADE, IBODE, puéricultrices, etc.). Il a pour but d’apporter la meilleure réponse aux besoins de santé de la population, dans une vision positive et innovante de la profession infirmière.



Moi Infirmier13 Avril 2015 – Démarche de soins infirmiers à l’attention des députés et sénateurs français !

Diagnostic infirmier relatif aux députés : Conflit décisionnel relié à un manque de connaissances sur les intérêts à disposer d’un Ordre infirmier se manifestant par l’incapacité à prendre les bonnes décisions une fois assis dans un hémicycle la nuit

Sources de difficultés : une minorité de personnes principalement en lien avec des syndicats faisant preuve d’un activisme outrancier nocif pour la profession se traduisant par un comportement non confraternel déontologiquement inacceptable

Ressources : une équipe de salariés et d’élus qui a fait de la nouvelle gouvernance une chance pour l’ordre en tant qu’institution, pour les infirmières et infirmiers en tant que profession, pour les citoyens en tant que population soignée et en risque de l’être

Interventions proposées :

Objectif prioritaire : clarification des valeurs républicaines par de l’apport de connaissances

Préalable : Faire valider le contrat de soins par des séances d’information utilisant les NTIC, mais aussi les bonnes vieilles méthodes type Fax et courrier postal

Dont acte…

Nota : les infirmières étant les championnes de la suppléance et de l’accompagnement de la dépendance, nous avons pensé utile de compenser votre altération de la perception visuelle en lien avec la non satisfaction de votre besoin fondamental N°10 !

Télécharger la démarche de soins à FAXER à vos députés et sénateurs…

Télécharger l’affichette à coller sur votre voiture…


Logo CNOI12 Avril 2015 – L’ANFIIDE dénonce la suppression de l’Ordre Infirmier Français (Communiqué de Presse version courte)

NON à la violence faite à la profession infirmière, NON à la violence faite aux patients !

Il faut du temps pour asseoir une gouvernance. L’Ordre infirmier a tout juste 8 ans ! Le temps pour construire, rassembler, communiquer, convaincre lui a été… volé !

Aussitôt la loi promulguée par la représentation nationale le 21 Décembre 2006, l’Ordre infirmier a été attaqué de toutes parts par ceux là mêmes qui ne voulaient pas sa création et qui depuis font preuve d’un activisme autant injustifié que malhonnête à son encontre !

Tous les Ordres professionnels ont pour mission d’investir le champ politique pour défendre l’ensemble d’une profession, en préserver et en garantir l’autonomie de ses membres dans l’exercice de leurs activités, dans le respect de la définition de son travail, de la déontologie, de son territoire professionnel et du périmètre de ses activités.

Comment Madame la Député Michèle Delaunay peut-elle oser déclarer à l’Assemblée Nationale le 09 Avril 2015 pour justifier l’injustifiable que l’ordre «… ne valorise pas la magnifique profession des infirmiers et ne parvient pas à régler les problèmes internes ni même ceux relatifs aux patients et à la déontologie. » ?

Oublie-t-on que l’Ordre par ses 168 000 inscrits  est le deuxième Ordre professionnel français ? Oublie-t-on que le code de déontologie, après des années de procédure, vient seulement de lui être octroyé le 20 Mars 2015 par le Conseil d’Etat ? A-t-on l’audace de penser qu’en période de crise, où l’effort est demandé à chacun, que l’ensemble des missions régaliennes de l’Ordre va être repris sans difficultés par des instances déjà surchargées ? Les pourfendeurs de l’Ordre pensent-ils que l’Ordre infirmier est moins honorable et moins utile que les autres ordres existants ? L’exception française se manifeste-t-elle aujourd’hui dans le refus d’un ordre infirmier que la majorité des pays européens ont adopté et soutenu ?

Démontrant une méconnaissance tant du travail accompli que des travaux freinés par une agitation délétère depuis la création de l’Ordre, les arguments énoncés par les députés détracteurs dans la nuit du 09 Avril sont non seulement fallacieux, mais irrespectueux pour l’engagement sans faille des assistants administratifs, juridiques, nationaux et régionaux et les élus de l’ordre, fallacieux et irrespectueux pour les professionnels et les étudiants infirmiers.

En supprimant l’ONI, ce ne sont pas seulement les soignants que l’on pénalise, mais les patients à qui l’on refuse l’accès à une profession régulée, réflexive, compétente, autonome et responsable, prodiguant des soins de qualité dans des conditions sécures étroitement encadrées par une déontologie et une éthique.

L’ANFIIDE, association reconnue d’utilité publique depuis 1924 et membre actif du Conseil International des Infirmières, exprime sa profonde consternation face à une décision aussi lourde de conséquences, soutient activement le maintien de l’Ordre infirmier français, et demande à Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs :

  • de reconsidérer la décision prise le 09 Avril 2015
  • de s’inscrire dans une démarche citoyenne en permettant à l’Ordre infirmier de perdurer afin de garantir à tous les français l’assurance de soins de qualité qu’ils sont en droit d’attendre.

Lire le communiqué de presse version longue…

Voir la vidéo du vote de l’amendement N°517 (pointer le curseur temps sur 1 h 54 min)…

Soutenir l’ordre :


IMG_4409 16 MARS 2015 – PROPOSITION D’AMENDEMENT À L’ARTICLE 30 DE LA LSP ADRESSÉ À LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES

Position du GIC REPASI de l’ANFIIDE

Au cœur du projet de loi de santé, débattu en ce moment en commission des affaires sociales, figure l’article 30 dont l’objet est l’inscription de la pratique avancée [des infirmiers] dans le code de la santé publique. Cet article fait débat dans les rangs médicaux, car la première formulation laissait entrevoir un glissement de tâches (diagnostic, prescription), peu accepté par les médecins. La proposition de modification faite par la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes place les infirmiers de pratique avancée (IPA) sous la délégation médicale, et le décret les régissant reste soumis avis de l’Académie nationale de médecine. Ce qui ne manque pas de questionner sur le champ d’exercice proposé, notamment en matière d’autonomie, et qui ne nous convient pas.

Le GIC REPASI (Réseau de la Pratique Avancée en Soins Infirmiers, branche de l’association nationale infirmière ANFIIDE) s’est associé à la Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) et à 6 autres associations infirmières pour déposer un amendement proposant une construction professionnelle en accord avec les nouveaux besoins en santé et ses acteurs, dans une recherche de consensus acceptable pour tous. L’IPA s’appuie sur un raisonnement clinique approfondi, sur des données probantes, intervient dans le cadre de prises en charges complexes et exerce un leadership clinique, d’équipe et politique.

Cette avancée est majeure dans notre système de santé, à l’instar des autres pays disposant déjà depuis longtemps d’IPA. L’implantation de ces professionnels experts permettra une graduation de l’offre de soins, une meilleure fluidité des parcours, une réponse à des besoins actuellement non couverts, notamment en zones rurales et déserts médicaux. Face aux nouveaux défis en santé, (changement de posture des patients qui deviennent acteurs dans leur maintien en santé, vieillissement de la population, chronicisation des maladies, …) nous devons repenser notre mode organisationnel et l’IPA est un des leviers de cette évolution, grâce entre autre, à son autonomie dans la prise de décisions complexes. Cet exercice (qui concernerait 1 à 3 % de l’effectif infirmier) représente une avancée notoire pour la profession qui compte actuellement 600 000 actifs.

Nous souhaitons, grâce à l’article 30, voir s’instaurer une nouvelle perspective de carrière pour la profession infirmière, déjà située au centre de l’amélioration de la qualité et sécurité des soins.

Proposition d’amendement du collectif GIC-REPASI, ANFIIDE, FNESI, ANPDE, ASI, UNAIBODE, ANDEP et CEIIADE

Exposé des motifs

Dans un contexte de vieillissement de la population, d’explosion des maladies chroniques et de baisse de la démographie médicale, l’offre de soins nécessite une redéfinition de ses contours. Afin de répondre aux besoins en santé des usagers, il est important de penser à un « nouveau métier », à l’interface des professions médicales « bac+8 » et paramédicales « bac+3/4 ». À cet égard, lors du lancement du plan cancer III le 04 février 2014, le Président de la République François Hollande a annoncé la création d’infirmiers exerçant en pratique avancée et « investis de prérogatives et d’un champ d’autonomie élargi ». Cet exercice a vocation à se modéliser pour répondre à des besoins en santé actuellement peu couverts, à l’instar de nos homologues étrangers. Un diplôme de master est préconisé par le conseil international des infirmiers pour l’exercice en pratique avancée.

L’article 30 définit l’exercice en pratique avancée des infirmiers et les modalités d’inscription législative dans le code de la santé publique. Une réflexion portant sur le modèle économique associé sera également menée.

La pratique avancée entre dans le champ des nouveaux rôles des acteurs de santé. Au sein de la discipline infirmière, elle permet de piloter des changements pour améliorer l’efficience des systèmes et contribuer au développement de soins de qualité en réponse aux nouvelles problématiques de santé. Un infirmier de pratique avancée fonde sa pratique clinique sur des données probantes, assure un leadership d’équipe, et reste centré sur le patient. Il approfondit le champ de son rôle autonome dans le cadre de prises de décisions complexes.

Ces infirmiers exerceront en équipe de soins, en collaboration avec le médecin traitant et l’équipe référente, hospitaliers ou de proximité. Le médecin restera le pivot de la prise en charge. Ils répondront ainsi aux besoins des patients chroniques et/ou en vulnérabilité et permettront un égal accès aux soins pour tous.

Il est préconisé la mise en place d’un groupe de travail co-piloté par un représentant du corps médical et un représentant infirmier. Le groupe de travail décrira via un décret, les conditions d’exercice, de rémunération et de formation, décret qui sera proposé en conseil d’État.

 

Article 30

1° Au livre III de la quatrième partie, il est créé un titre préliminaire ainsi rédigé :

« TITRE PRELIMINAIRE
« EXERCICE EN PRATIQUE AVANCEE

« Art. L. 4301-1- I- L’exercice en pratique avancée permet aux infirmiers relevant des titres Ier à VII du présent livre qui répondent aux exigences mentionnées au II d’investir en collaboration avec les équipes de soins au sens de l’article L1110-12, dans des situations complexes, les rôles suivants, dans un champ d’autonomie élargi :

« Pratique clinique directe auprès des patients, des populations ;

« Guidance et soutien aux pairs, aux patients et aux autres professionnels de la santé ;

« Dispensation de soins experts y compris sous forme de consultation infirmière;

« Accompagnement des équipes dans la prise de décisions éthiques ;

« Coordination ou mise en œuvre de missions de santé s’appuyant sur une analyse et un raisonnement clinique approfondis.

« Cette pratique est exercée dans le cadre d’une prise en charge pluri professionnelle du patient, en collaboration avec le médecin traitant et l’équipe référente.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions et règles dans lesquelles ces missions sont mises en œuvre et détermine le référentiel des compétences des infirmiers de pratique avancée.

« II. – Peuvent exercer en pratique avancée les infirmiers mentionnés au Livre III de la Quatrième partie du code de la santé publique qui justifient d’un diplôme de master préparant à l’exercice de ces rôles dans le champ disciplinaire.

« Ces programmes seront délivrés par une université habilitée à cette fin dans les conditions mentionnées au III.

« La nature du diplôme, les conditions d’accès et les modalités d’obtention du diplôme et de reconnaissance mutuelle sont définies par décret.

« III. – Toute université assurant une formation conduisant à la délivrance d’un diplôme de master préparant à l’exercice des rôles dans le champ de la pratique avancée doit avoir été habilitée, à cet effet, sur le fondement d’un référentiel de formation défini par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur, dans le cadre de la procédure d’accréditation de son offre de formation.

« IV. – Les règles professionnelles et éthiques de la profession infirmière, ainsi que celles communes à l’ensemble des professionnels de santé, notamment celles figurant aux articles L. 1110- 4 et L. 1111-2, demeurent applicables sous réserve, le cas échéant, des dispositions particulières ou des mesures d’adaptation nécessaires prises par décret en Conseil d’État.

« L’infirmier agissant dans le cadre de la pratique avancée est responsable des actes qu’il réalise dans ce cadre. »

2° Au dernier alinéa de l’article L. 4161-1, après les mots : « auprès de ses malades, », sont ajoutés les mots : « ni aux infirmiers exerçant en pratique avancée selon les dispositions prévues à l’article L. 4301-1 du présent code ».


14 Mars 2015 – CRÉATION DU COLLÈGE INFIRMIER FRANÇAIS (CIF)

La profession infirmière a son collège national professionnel

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 14.03. 2015

Lors de sa première Assemblée Générale, le Collège Infirmier Français (CIF) s’est constitué officiellement. Ce collège national professionnel est composé de personnes morales représentatives de la profession infirmière (salariée, libérale, académique, formation initiale et continue, santé au travail, santé scolaire, les trois spécialités IADE, IBODE, puéricultrices, etc.).  A ce jour, 17 structures nationales ont déjà intégré le CIF :

–          Association des Enseignants et des Ecoles d’infirmiers de Bloc Opératoire (AEIBO)

–          Association Française des Directeurs des Soins (AFDS)

–          Association Française des Infirmier(e)s de Cancérologie (AFIC)

–          Association des Cadres et Infirmiers en Santé Mentale (AsCISM)

–          Association Nationale des Infirmières et Infirmiers Diplômés et des Etudiants (ANFIIDE)

–          Association Nationale des Puéricultrices (eurs) Diplômé(e)s et Etudiants (ANPDE)

–          Académie des Sciences Infirmières (ASI)

–          Comité d’Entente des Ecoles d’Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat (CEEIADE)

–          Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance (CEEPAME)

–          Comité d’Entente des Formations Infirmières Et Cadres (CEFIEC)

–          Groupement des Infirmier(e)s du Travail (GIT)

–          Ordre National des Infirmiers (ONI)

–          Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA)

–          Syndicat des Infirmier(e)s Conseiller(e)s de Santé (SNICS)

–          Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux (Sniil)

–          Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI)

–          Union Nationale des Associations d’Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’Etat (UNAIBODE)

Le Conseil d’Administration comporte un représentant de chacune de ces 17 structures. Le Conseil a élu son bureau :

– Présidente : Marie-Claude GASTE

– Vice-présidents : Gilberte HUE, Thierry AMOUROUX

– Secrétaire : Dany GAUDELET

– Secrétaire adjoint : Edouard PODYMA

– Trésorier : Sébastien COLSON

– Trésorière adjoint : Patricia FRANCOIS

Le Collège Infirmier Français a pour but  d’apporter la meilleure réponse aux besoins de santé de la population, dans une vision positive et innovante de la profession infirmière.

Les missions du Collège Infirmier Français sont :

  • De mutualiser les compétences, l’expertise de ses membres dans le but d’améliorer la qualité et la sécurité des soins, et de répondre aux besoins en santé de la population ;
  • De contribuer à la promotion de la recherche en sciences infirmières ;
  • D’optimiser la formation universitaire et le développement professionnel continu des infirmiers.

Dans ce cadre, le Collège Infirmier Français a une vocation fédératrice des organisations infirmières. Il  est un des interlocuteurs des autorités publiques en matière de santé. Il collabore avec les autres collèges de professionnels de santé, d’autres acteurs médico-sociaux et les associations d’usagers. Il émet des avis et formule des propositions dans son domaine de compétences.

Ainsi, notre collège national a déjà répondu à des sollicitations de la part de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la profession. Il a proposé des experts issus de ses composantes qui ont rendu des avis pour des protocoles de coopération. Ces experts ont travaillé à l’élaboration de recommandations et ont proposé des projets de formation.

Les membres du collège souhaitent accueillir d’autres structures professionnelles répondant aux critères d’inclusion du collège, afin de fédérer le plus largement possible la profession. La composition de son Conseil évoluera au fur et à mesure de ces intégrations, afin que chacun ait sa place au sein du Conseil d’Administration de notre Collège national.

Marie-Claude GASTE, Présidente du CIF

06.43.03.28.01


 

Jusqu’au 15 Mars 2015, l’EFN organise une enquête sur le thème de la maladie d’EBOLA

Pour participer à l’enquête, questionnaire en français


 

JUGS2014

15 Novembre 2014 – L’ANFIIDE participe à la 1ère Journée de l’Université de la Grande Santé à Neyrac les Bains (07)

La grande santé vue par Nietzsche : Nous, nouveaux, sans‐nom, difficiles à comprendre, nous, enfants précoces d’un avenir encore non assuré, nous avons besoin pour un nouveau but d’un nouveau moyen aussi, à savoir d’une nouvelle santé, plus forte, plus rusée, plus opiniâtre, plus téméraire que ne l’ont été toutes les santés jusqu’à présent. Celui dont l’âme a soif d’avoir vécu le spectre des valeurs et des choses jugées désirables jusqu’à présent, et navigué sur toutes les côtes de cette “Méditerranée” idéale, celui qui veut, à partir des aventures de son expérience la plus personnelle, connaître les sentiments d’un conquérant et d’un découvreur d’idéal, et même d’un artiste, d’un saint, d’un législateur, d’un savant, d’un homme pieux, d’un devin, d’un homme vivant divinement à l’écart dans le style antique : celui‐là a avant tout besoin d’une chose pour ce faire, de la grande santé, une santé que l’on ne se contente pas d’avoir mais que l’on conquiert encore et doit conquérir continuellement, parce qu’on l’a et doit la sacrifier sans cesse ! F. NIETZSCHE Le gai savoir, n°382

Nous dirons que l’essence même de l’humain est complexe et irrémédiablement complexe. Nous ne sommes pas dans l’attente du progrès des sciences qui nous permettraient enfin, par le cumul de leurs apports de rendre compte de l’ensemble des éléments en jeu dans les conduites humaines et d’en assurer la maîtrise. L’humain ne nous est pas accessible dans sa totalité. Le sujet humain ne peut se réduire à cet individu rationnel, linéaire, transparent qui attendrait la vérité de la science pour transformer ses comportements et atteindre le Nirvâna de la santé. Philippe LECORPS Éthique et morale en promotion de la santé.

« Panser la santé ? Pensez complexe ! Ou le modèle de la complexité appliqué aux soins infirmiers » : Télécharger la présentation…

Télécharger les actes de la JUGS (350 pages)

 

dominiquejakovenkoSalon infirmier 2014 – L’association AILBA, adhérente de L’ANFIIDE, vainqueur du trophée « infirmier libéral » 2014

C’est avec une grande joie que nous avons appris cette nouvelle ! Dominique Jakovenko, président de l’Association des Infirmiers Libéraux du Bassin Alésien, et tous ses adhérents se voient par ce trophée récompensés pour leur dynamisme et leurs projets. Présentement, les membres du jury ont souhaité valoriser une expérimentation en ETP des patients diabétiques associée au développement d’un outil informatique dédié ; une première en France.

A noter que le 05 Décembre 2014, et pour la quatrième année consécutive, l’association organise une journée de l’infirmière libérale qui se déroulera au Myriapole d’Alès. Le thème retenu cette année est « La pratique de la clinique infirmière pour la prise en charge de la douleur ».

En savoir plus sur le trophée : http://www.youtube.com/watch?v=UCdq75wUWEQ

En savoir plus sur l’association et la journée de l’IDEL : http://www.ailba.fr

 

De gauche à droite : Brigitte Herrisson (secrétaire générale ANFIIDE), Gilberte Hue (présidente ASI), Philippe Bordieu (vice-président ANFIIDE), Brigitte Ludwig (présidente UNAIBODE), Jean-Pierre Anthony (président CEEIADE).

De gauche à droite : Brigitte Herrisson (secrétaire générale ANFIIDE), Gilberte Hue (présidente ASI), Philippe Bordieu (vice-président ANFIIDE), Brigitte Ludwig (présidente UNAIBODE), Jean-Pierre Anthony (président CEEIADE).

07 Novembre 2014 – L’ANFIIDE présente au Salon Infirmier, Porte de Versailles à Paris, au titre de son adhésion à l’Académie des Sciences Infirmières (ASI).

Nous tenons d’abord à remercier chaleureusement l’UNAIBODE de nous avoir hébergés sur leur stand. Par ailleurs, en écho au courrier adressé sous l’égide du CEFIEC demandant à Mme Marisol Touraine la reprise des travaux liés à la réingénierie des formations (voir info du 20 Octobre ci-dessous), un point presse a été organisé à l’occasion de la visite de Mme Marisol Touraine la veille sur le salon. La ministre, se disant pourtant adepte du dialogue social et souhaitant aller à la rencontre des professionnels, n’a prononcé aucun discours, ni n’a répondu à aucune question. A noter toutefois : sa visite sur le stand du Conseil National de l’Ordre (voir : https://twitter.com/OrdreInfirmiers).
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Invit Point PressePARIS, 7 novembre 2014 (APM) – Treize organisations représentants les infirmiers et aides-soignants protestent, dans un communiqué conjoint vendredi, contre le fait que la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Marisol Touraine, n’a pas prononcé de discours jeudi lors de sa visite au Salon infirmier, à Paris.

Ces organismes sont le syndicat CNI (Coordination nationale infirmière), l’Association française des directeurs des soins (AFDS), le Comité d’entente des formations infirmières et cadres (Cefiec), la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi), des représentants des infirmiers spécialisés et leurs écoles (ANPDE, Ceepame, Ceeiade, Unaibode, AEEIBO), l’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (Anfiide), l’Académie des sciences infirmières, Sidéral-santé (Structure interdisciplinaire et regroupement d’acteurs libéraux de santé) et le Groupement d’étude, de recherche et d’action pour la formation d’aides-soignants (Geracfas). Marisol Touraine « est venue à la rencontre des infirmières et infirmiers » à l’occasion du salon, qui se déroule jusqu’à vendredi, notent-ils, déplorant cependant « sa visite éclair et l’absence de discours laissant sans réponse de nombreuses questions ».

Les 13 organismes pointent un « blocage inquiétant de la dynamique engagée et des travaux de réingénierie » des formations paramédicales, alors qu’un rapport des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des affaires de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) publié en février préconisait la reprise de ces travaux, bloqués depuis 2011. Le gouvernement avait fait de la publication du rapport un préalable à la reprise de ces travaux, mais il n’a pas toujours pas fait connaître les suites qu’il entendait donner aux recommandations des inspections. Ce sujet relève à la fois du ministère de la santé et de celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle-t-on.

« En réponse aux besoins de santé de la population, les compétences requises des professionnels de santé doivent permettre de répondre aux exigences de qualité. Ainsi, il est indispensable que les formations s’adaptent et évoluent », poursuivent les 13 organisations. Elles « soutiennent les objectifs suivants: la reingénierie des formations en cohérence avec la création d’une filière en soins infirmiers, l’ouverture des groupes de travail sur la gouvernance des instituts paramédicaux, sur les enseignements ainsi que sur les pratiques avancées qui, dans leurs constructions, doivent nécessiter la concertation de l’ensemble des acteurs de la profession et des formations ».

Même si le projet de loi de santé définit un exercice en pratique avancée des professions paramédicales, en vue notamment de la reconnaissance d’un métier d’infirmier clinicien, « un réel manque de lisibilité persiste », regrettent les 13 organisations. Elles indiquent qu’elles ont demandé à être reçues par Marisol Touraine. Un nouvel arbitrage du gouvernement concernant la formation initiale des masseurs-kinésithérapeutes est attendu mercredi, rappelle-t-on.

nc/eh/APM polsan

Télécharger la lettre de demande d’audience adressée à Mme Marisol Touraine…

Concernant le salon, lire aussi l’article d’Actusoins : http://www.actusoins.com/26385/en-direct-du-salon-quel-futur-profession.html#
Ressources humaines : Les référentiels du métier d’infirmier en pratique avancée sont souhaités pour septembre 2015 (Publié le 07/11/14 – 14h11 – HOSPIMEDIA)

Un groupe de travail doit être réuni à partir de janvier 2015 par le ministère de la Santé : il devra construire le métier d’infirmier en pratique avancée. Les référentiels d’activités et de compétences sont attendus pour septembre 2015 au mieux ; le référentiel de formation pour fin 2015/début 2016.

Le calendrier des travaux de construction du métier d’infirmier en pratique avancée a été précisé par la DGOS ce 6 novembre, au salon infirmier à Paris, lors d’un atelier avec pour titre « Pratiques avancées : quelles perspectives pour les infirmiers ? ». Un groupe de travail va ainsi être réuni par le ministère de la Santé à partir de début janvier 2015 pour élaborer les référentiels de ce nouveau métier. Dans le même temps, le projet de loi de Santé qui crée l’exercice en pratique avancée pour tous les paramédicaux sera examiné par la représentation nationale (lire ci-contre). « Nous allons avancer en parallèle », a en effet indiqué Michèle Lenoir-Salfati, sous-directrice des ressources humaines du système de santé à la DGOS.

Le groupe de travail qui reste à constituer réunira des représentants des infirmiers, des étudiants et des médecins. La DGOS a indiqué qu’elle souhaitait que des membres du service de neuro-oncologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dirigé par le Pr Jean-Yves Delattre, y participent. Exercent dans ce service des infirmières référentes qui font le lien entre les professionnels et le patient. Le ministère espère réussir à rédiger les référentiels d’activités et de compétences de l’infirmier en pratique avancée d’ici septembre 2015. « C’est très ambitieux », reconnaît toutefois Michèle Lenoir-Salfati interrogée par Hospimedia. Le référentiel de formation pourrait, lui, être achevé d’ici fin 2015/début 2016 pour être mis en œuvre dès la rentrée universitaire 2016. Cette formation durera-t-elle un an, deux ans ? Le groupe de travail devra justement répondre à cette question. Une autre interrogation se posera à lui : comment reconnaître les diplômes des infirmiers qui se sont formés jusqu’ici aux sciences cliniques ?

Élaborer un statut spécifique

Un statut spécifique aux professionnels en pratique avancée devra également être élaboré. Ce ne sera pas le statut des cadres de santé même s’il peut y avoir « des équivalences de rémunération », a indiqué la sous-directrice des ressources humaines. « Il faut que cette fonction d’infirmier en pratique avancée soit valorisée identiquement à la fonction cadre mais avec un autre rôle », a-t-elle précisé. Un travail doit aussi être conduit avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) pour décider des cotations des actes des professionnels en pratique avancée en libéral. Pour accéder à ces métiers, une expérience minimum sera requise. Autrement dit, il ne sera pas possible d’enchaîner un diplôme en pratique avancée après un diplôme d’État d’infirmier. « Cinq ans d’exercice paraît un minimum, a déclaré Michèle Lenoir-Salfati tout en précisant que cette durée d’expérience minimale devra être discutée avec les représentants des professionnels. Il ne nous semble pas raisonnable pour fonder cet exercice de descendre en-deçà. » La formation sera déroulera bien à l’université, a confirmé la DGOS.

Ni une expertise disciplinaire ni une spécialisation

« La pratique avancée est une pratique globale », a souligné la sous-directrice. Il ne s’agit ni d’expertise disciplinaire ni de spécialisation type puéricultrice ou infirmier de bloc opératoire. « Une pratique avancée se conçoit toujours par rapport au métier socle », a-t-elle poursuivi. Une infirmière de bloc qui obtiendra un diplôme en pratique avancée pourra aller travailler en cancérologie, en diabétologie, en psychiatrie…, a-t-elle illustré. « Je trouve dommageable de faire un diplôme généraliste alors que l’on a besoin d’avoir des gens pointus dans leur spécialité », a regretté un cadre supérieur de santé en psychiatrie présent à l’atelier. « Ce que l’on voulait éviter, c’est qu’il y ait des diplômes de pratique avancée par discipline, lui a répondu Michèle Lenoir-Salfati. Rendez-vous compte de l’enfermement qu’il y aurait pour le professionnel. » Il devrait de fait obtenir un autre master pour passer, par exemple, de la cancérologie à la psychiatrie, a-t-elle expliqué. D’ailleurs, la représentante du ministère a remarqué qu’en psychiatrie, la réponse ne se trouvait « peut-être pas dans la pratique avancée ». Elle a cité « plusieurs types de réponses possibles ». Comme « un temps de renforcement en santé mentale » à l’issue du diplôme en soins généralistes ou la création d’une spécialité en santé mentale.

Le projet de loi de Santé prévoit la parution d’un décret qui doit définir notamment les domaines d’intervention en pratique avancée. Par exemple : le suivi des patients atteints de maladies chroniques. La DGOS a toutefois précisé qu’il ne s’agissait que de « pistes », les textes réglementaires n’étant pas encore écrits.

Sandra Jégu

Courrier Projet Loi Santé22 Octobre 2014 – Lettre d’étonnement au sujet du projet de loi relative à la santé

L’ANFIIDE, après avoir pris connaissance de l’intégralité du projet de loi relative à la santé déposée à l’Assemblée Nationale le 15 Octobre dernier, se réjouit de la possibilité bientôt offerte aux infirmières de participer à la lutte contre le tabagisme grâce à la prescription des substituts nicotinique prévue à l’article 33, mais aurait apprécié que le droit de prescription des infirmières soit élargi à certains antiseptiques ou produits, tels que le sérum physiologique, en complément du droit de prescription des dispositifs médicaux listés par l’arrêté du 20 Mars 2012. Cette disposition aurait été de nature à faciliter l’exercice au quotidien de nos consœurs libérales.

L’association constate par ailleurs avec satisfaction que l’article 29 autorisera désormais ces mêmes infirmières d’exercice libéral à accueillir des étudiants infirmiers sans préjudice des mesures prévues à l’article 5 des dispositions générales de la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP). Cette mesure permettra de voir reconnue par les stagiaires l’expertise généraliste des professionnelles exerçant au quotidien en proximité de la population.

L‘ANFIIDE prend acte de la consolidation du rôle des Agences Régionales de Santé en matière de prévention et de promotion de la santé. Pour autant, elle constate et déplore qu’aucune disposition n’ait été prise pour accélérer la mise en application des actions d’accompagnement (AA) et des programmes d’apprentissages (PA) créées par la loi HPST de Juillet 2009 , alors même que l’article 1er du projet de loi réaffirme l’importance de la promotion de la santé et de l’éducation pour la santé dans l’amélioration de l’état de santé de nos concitoyens.

Enfin, nous nous étonnons du projet d’autoriser les pharmaciens à pratiquer certaines vaccinations en lieu et place des médecins et des infirmières, au titre de leur statut de praticiens de premier recours. Si nous comprenons la redéfinition parfois nécessaire des missions et compétences des professionnels de la santé, le fait de réduire la vaccination à un « simple » acte d’injection constitue pour notre association un déni de reconnaissance de notre compétence clinique en matière de prise en charge globale des patients. Réaliser un soin infirmier ne se limite pas à effectuer un geste technique, mais s’accompagne d’une analyse de situation, d’une surveillance clinique, de séquences d’information, voire d’éducation le cas échéant, mais surtout de la possibilité d’intervenir en cas de réaction ou d’effet secondaire. Loin de vouloir entrer dans un débat opposant deux catégories professionnelles, nous pensons que les conditions de réalisation de cet acte ne permettront pas de garantir le niveau de qualité et de sécurité que les usagers sont en droit d’attendre.

L’ANFIIDE prend ainsi acte de l’absence de reconnaissance des infirmières comme acteur de premier recours, et attend les textes d’application des dispositions de l’article 30 relatif à la pratique avancée pour évaluer en quoi cette nouvelle loi permettra ou non aux infirmières de mettre à la disposition de la population française l’étendue de leur expertise en matière de santé, que cette dernière soit individuelle ou publique.

Télécharger la lettre…

Lettre Ingenierie CEFIEC20 Octobre 2014 – L’ANFIIDE s’associe au collectif associatif sous l’égide du CEFIEC demandant à Mme Marisol Touraine la reprise des travaux liés à la réingénierie des formations

Madame la Ministre,

Les instituts de formation aux métiers de la santé s’interrogent sur l’absence de reprise des travaux liés à la réingénierie des formations.

En effet, malgré plusieurs interpellations du Ministère de la santé par les différentes associations professionnelles représentatives, aucune réponse concrète n’a été ébauchée à ce jour. Pourtant, le rapport de l’IGAS-IGAENR, intitulé « Les formations paramédicales, bilan et poursuite du processus d’intégration dans le processus L.M.D » paru début 2014, constate un blocage inquiétant du processus engagé et des travaux de réingénierie interrompus depuis plus d’un an. Il recommande clairement de reprendre ces travaux.

En réponse aux besoins de santé de la population, les compétences requises des professionnels de santé doivent permettre de répondre aux exigences de qualité. Ainsi, il est indispensable que les formations s’adaptent et évoluent. Les associations, très largement investies, souhaitent un aboutissement constructif et sollicitent une rencontre avec vous afin de connaitre vos choix politiques.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Madame la Ministre, en l’expression de nnos très respectueuses salutations.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????11 Octobre 2014 – Florence Ambrosino, copilote du GIC REPASI, participe au colloque de l’Union des Chirurgiens de France (UCDF) sur le thème de la chirurgie ambulatoire

Télécharger le diaporama : Quel rôle pour l’infirmière à domicile dans la prise en charge du patient suite à une chirurgie ambulatoire ?

 

big_FILMINTIMITE2014 – L’ANFIIDE organise une série de conférences sur le thème « Intimité, sexualité et positionnement professionnel »

L’intervenante, Nadia Flicourt, est Infirmière, sexologue anthropologue, directrice du Carrefour d’Initiatives et de Réflexions pour les Missions relatives à la vie affective et sexuelle, titulaire de la Chaire UNESCO « santé sexuelle et droits humains ».

  • Le 18 Juin 2014 à Nice (06)
  • Le 17 Septembre 2014 à Perpignan (66)
  • Le 14 Novembre 2014 à Alès (30)

Questionnement:

  • Comment l’écoute d’un professionnel de santé peut elle mettre en confiance et soutenir les patients dans leurs difficultés liées à la sexualité ?
  • Comment se positionner en tant que professionnel et adulte sexué face à l’intimité et face au questionnement sexuel d’un patient sexué ?

Un petit résumé:
“…Pour atteindre et maintenir les objectifs de santé sexuelle, il est nécessaire que les droits sexuels de tous les individus soient reconnus et soutenus…” (OMS et WAS, 2000). C’est l’une des missions du soignant. Mais qui dans sa pratique professionnelle n’a pas été confronté à la difficulté d’aborder la question de la sexualité avec un patient ou une patiente dans le cadre d’une maladie chronique, des suites d’une intervention chirurgicale, d’une modification physiologique, d’une infection sexuellement transmissible (IST) ou des effets secondaires d’un traitement ? Certes, répondre n’est pas simple, mais il est encore plus délicat d’entendre et d’accepter la demande de l’autre.

Télécharger la présentation…

Lettre ouverte aux utilisateurs et aux décideurs du système de santé français08 Juin 2014 – Lettre ouverte aux utilisateurs et aux décideurs du système de santé français

Au cœur des débats d’opinions relayées par les réseaux sociaux et la presse où tout et son contraire se lit indifféremment sur les attributs comme sur la légitimité de l’Ordre National Infirmier, cette lettre ouverte écrite par un collectif d’infirmières[1] a pour vocation de faire connaitre la colère ressentie face à la menace de disparition pesant sur l’Ordre infirmier aujourd’hui et les conséquences que cela entrainerait tant sur le devenir de la profession, la représentation des infirmières françaises au sein de l’Europe que sur l’image renvoyée au monde d’un pays où un ordre professionnel pourrait être abrogé.

Rappelons qu’un Ordre a pour mission d’investir le champ politique pour défendre une profession, en préserver et en garantir l’autonomie de ses membres dans l’exercice de leurs activités, dans le respect de la définition de son travail, de la déontologie, de son territoire professionnel et du périmètre de ses activités.

Les infirmières françaises prennent peu la parole au sein du débat politique mais savent combien la santé est un enjeu politique majeur. Engagées auprès des personnes soignées au quotidien, elles remplissent leur mandat social sous autant de formes d’exercice qu’il existe de besoins à satisfaire, ceci tant dans le champ de la promotion, la prévention, le maintien et/ou la restauration de la santé jusque dans l’accompagnement des derniers moments de vie. C’est pourquoi, comme les autres acteurs de la santé, les infirmières doivent être associées aux grandes décisions du système de santé français et de son évolution. Depuis sa création, la profession infirmière a su relever les défis de la multiplicité des problématiques de santé, s’organisant notamment dans le cadre associatif pour renforcer sa professionnalisation au cœur du contexte sanitaire et social en mutation. Entre avancées scientifiques et technologiques, les infirmières ont produit des travaux reflétant le service rendu à la population et la créativité de leurs exercices complémentaires tant libéral, hospitalier, public ou privé.

Pour autant, rassembler les 500 000 infirmières françaises relève d’un réel challenge auquel la création de l’Ordre a répondu en 2006[2], grâce à une mobilisation forte et soutenue de plus de 43 associations et syndicats professionnels. Après 30 ans de travail acharné, cette fédération, respectueuse des différences comme des domaines d’expertise de chacun, a su porter l’argumentaire et convaincre les parlementaires de la nécessité de créer une telle instance de régulation pour la profession infirmière, à l’instar de nombreux autres pays qui en disposent de longue date.

Depuis cette date historique pour notre profession, l’Ordre n’a cessé d’être l’objet de détractions variées comme de tentatives pour opposer infirmières libérales et infirmières salariées, syndicats et ordre, remettant en cause le bienfondé de la loi constituante. Mettre en place une telle structure ordinale départementale, régionale et nationale nécessite du temps, d’autant que les craintes des uns sont venues se rajouter à l’absence de moyens financiers dédiés pour réaliser les opérations de communication permettant d’informer objectivement chaque infirmière et/ou étudiant infirmier français. Merci de laisser à l’Ordre infirmier le temps de solidifier ses fondements afin qu’il puisse remplir ses missions. Les infirmières qui prennent soin de la population française méritent cette reconnaissance sociétale, encouragée et maintenue pour d’autres professions médicales ou paramédicales.

C’est enfin l’attention portée aux usagers de la santé qui nous encourage à rédiger cette requête. En la matière, les associations européennes comme nord-américaines de patients dont les pays disposent de longue date d’un Ordre infirmier  sauront témoigner de la plus value constatée en termes de qualité et de sécurité des soins comme d’impacts sur la précarité des populations les plus fragiles. Pour exemples, les publications informatives réalisées chaque année le 12 mai pour saluer la journée mondiale de l’infirmière en sont l’un des reflets à disposition pour se forger un avis éclairé.

L’ANFIIDE , association reconnue d’utilité publique et au regard des mandats qui sont les siens, soutient activement le maintien de l’Ordre infirmier français. Collectivement nous demandons :

– de laisser le temps à l’Ordre infirmier de se construire pour qu’il puisse remplir toutes ses missions.

– que soit pris en considération et reconnu l’ensemble des actions accomplies par l’Ordre aussi bien dans ses missions régaliennes que de santé publique depuis 2008   grâce à l’engagement infirmier et au considérable travail des assistants administratifs et juridiques, nationaux et régionaux, menacés à tout moment de perdre leur emploi.

 Supprimer l’Ordre infirmier, c’est prendre un risque considérable pour la santé de nos concitoyens, pour l’avenir de la profession infirmière…

Le Conseil d’Administration de l’Anfiide

[1] Lire partout infirmière, infirmier

[2] Publication le 27 Décembre 2006 de la Loi 2006-1668 du 21 Décembre portant création de l’Ordre National Infirmier en France.

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Consultation IDEAvril 2014 – L’ANFIIDE publie l’ouvrage « La Consultation Infirmière » aux éditions Lamarre

Cet ouvrage, écrit sous la direction de Chantal Jouteau-Neves, Brigitte Lecointre, et Evelyne Malaquin-Pavan, presente dans sa première partie « la consultation infirmière d’hier à aujourd’hui » incluant :

  • l’ancrage historique et contextuel,
  • la formalisation du processus de consultation,
  • l’état des lieux de la pratique et de la formation en France.

Dans une grande deuxième partie, 12 exemples de consultations sont décrites par leurs auteurs :

  • CI d’annonce en cancérologie
  • CI en urodynamique
  • CI de patients douloureux chroniques
  • CI d’accompagnement d’aidants naturels
  • CI au sein d’un programme obésité
  • CI de suivi de patients atteints de maladie chronique
  • CI de suivi de personnes sourdes atteintes de diabète
  • CI en plaie et cicatrisation
  • CI de seconde ligne en soins palliatifs
  • CI d’accompagnement du deuil
  • CI de victimologie
  • CI d’accompagnement en santé cardio-neurovasculaire

Nous espérons par cet ouvrage illustrer la réalité du terrain en attendant de prochaines actualisations réglementaires.

Février 2014 – Le REPASI (Réseau de Pratique Avancée en Soins Infirmiers) reprend du service !

Télécharger le communiqué de presse – En savoir plus : www.anfiide-gic-repasi.com

Letter-EFN-French-Ministries-Education-Health07 Février 2014 – L’EFN écrit aux ministères de l’enseignement supérieur et de la  santé pour défendre les Masters en SI

Suite au courrier adressé à l’EFN, cette dernière répond à la ministre :

« Dear Ministers,

The European Federation of Nurses Associations (EFN) has been informed about the future reshape of the nursing degrees titles, proposed by the Ministry of Higher Education and Research, which does not take into account two Masters in clinical nursing sciences, representing a downturn of the nursing career development.

As the nurses’ voice at EU level, representing National Nursing Associations from 34 European Countries, and working to ensure a highly qualified and competent nursing workforce to deliver high quality care and an equitable and accessible health service in the EU, the European Federation of Nurses Associations (EFN) is extremely worried about your decision that will directly affect the nursing care continuum, the health workforce as a whole, which will result in a default to respond to societal health care needs across the country. Furthermore, being the nursing profession a predominant female profession represented by 95% of women, the EFN questions the gender dimension embedded in this decision which in a way, reduces women’s opportunities to further develop their professional development through high level university education. (…) »

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P110036114 Janvier 2014 – L’ANFIIDE reçoit Judith Shamian, présidente du CII

Judith Shamian, actuelle présidente du CII (regroupant plus de 130 associations) a souhaité fin 2013 rencontrer l’ANFIIDE ainsi que différentes instances représentatives des IDE afin de mieux comprendre l’organisation des soins infirmiers en France. Son avis est que la France et la Belgique ont un rôle primordial à jouer dans l’émulation des pratiques infirmières des pays francophones, dont ceux des pays africains. Le fonctionnement du système libéral lui étant méconnu, ce fut également l’occasion d’éclaircir ce point. De nombreux autres points ont aussi pu être abordés autour d’une brillante présentation de l’organisation française des soins infirmiers, en anglais, par Christophe Debout (EHESP).
Le première partie de la journée avait été voulue conviviale, en présence de journalistes représentant la pluralité des exercices infirmiers (encore une spécificité française). Dans l’après-midi, nous avons pu être rejoints entre autres par une délégation du CNOI (dont son président Didier Borniche), et par des représentants de différentes associations membres de l’Académie des Sciences Infirmières (ASI).

Article Infirmiers.com du 12.03.2014

Courrier-CII-Master-SIJanvier 2014 – Pour la pérennité du Master Science Clinique en Soins Infirmiers

MORT ANNONCÉE DES MASTERS SCIENCE CLINIQUE EN SOINS INFIRMIERS. L’ANFIIDE INTERPELLE LE CII ET L’EFN

« Madame la Présidente du CII,

En tant que présidente de l’Anfiide, et au nom de l’ensemble de son conseil d’administration, je tiens à porter à votre attention des informations d’une grande importance concernant la profession infirmière en France, et son devenir. (…) »

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MERCI à tous de soutenir ces masters en mobilisant vos réseaux et en signant la pétition

Octobre 2013 – Création d’un DIU dédié à la recherche en Soins Infirmiers

Formation théorique, méthodologique et pratique de haut niveau, ce diplôme Interuniversitaire est conçu pour développer les compétences des professionnels infirmiers et paramédicaux en recherche. La recherche en sciences infirmières engage un travail de coordination avec l’ensemble des professionnels de santé. En ce sens, cette formation sera ouverte à l’ensemble des professionnels de santé soucieux de développer leur compétence en recherche.
Responsable C. Eymard, Maître de Conférences HDR, AMU
En savoir plus : http://www.fmc-marseille.com/upload/du-sc-inf/rech-sci-inf-diu-1-affiche.pdf

Courrier-Formation-IDE-Europe

Janvier 2013 – Formation des infirmières en Europe : risque pour la qualité et la sécurité des soins

« Madame, Monsieur le Député

Nous tenons à vous faire part de l’inquiétude des infirmiers français à l’annonce du vote , à l’initiative de l’Allemagne, de la commission environnement-santé (ENVI) du parlement européen en faveur d’une modification de la formation des infirmiers. L’objectif est la modernisation de la directive européenne 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Ce texte fixe notamment le nombre d’années d’études secondaires pré requis pour intégrer les écoles d’infirmiers et exercer dans les Etats de l’Union Européenne.

Dans la discussion de révision de cette directive qui doit faire l’objet d’uń vote de la commission du marché intérieur (IMCO) le 23 janvier, le parlement européen pourrait revenir sur la proposition initiale de requérir un niveau baccalauréat pour l’admission en formation infirmière et proposer dix années d’enseignement général préalable . (…) »

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has_petit-82ef6Septembre 2012 – Saisines de la Haute Autorité de Santé (HAS) – Dossier de demande d’évaluation d’un acte par une organisation professionnelle

Le 06 Septembre dernier, suite à un appel à consultation destiné aux  associations et relatif à l’inscription ou à la modification de la Nomenclature Générale des Actes Professionnels, l’ANFIIDE a proposé l’inscription à la NGAP de deux actes :