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Save the date Avignon 2015
01 et 02 Octobre 2015 : L’ANFIIDE organise le congrès européen francophone des infirmières cliniciennes, spécialistes cliniques, consultantes et de pratique avancée.

Les interventions des infirmier(e)s clinicien(ne)s et de pratique avancée ont un impact positif pour les personnes soignées, les établissements et les équipes. Le développement de l’expertise infirmière est l’une des réponses aux enjeux majeurs en matière de santé en France comme en Europe. L’amélioration de l’accès aux soins, de la santé et de la qualité de vie des usagers comme de la santé au travail des infirmier(e)s donne toute son ampleur à cette expertise. Rassembler la profession autour de l’infirmier(e) clinicien(ne) et mettre en valeur la plus-value apportée par sa contribution au service de nos concitoyens, du système de santé et de la profession sont les ambitions de ce congrès.

Plus d’info très bientôt… Suivez-nous sur Tweeter (#anfiide) et sur le site http://www.anfiidecongresavignon2015.fr !

Télécharger l’annonce presse…

 

dominiquejakovenkoSalon infirmier 2014 – L’association AILBA, adhérente de L’ANFIIDE, vainqueur du trophée « infirmier libéral » 2014

C’est avec une grande joie que nous avons appris cette nouvelle ! Dominique Jakovenko, président de l’Association des Infirmiers Libéraux du Bassin Alésien, et tous ses adhérents se voient par ce trophée récompensés pour leur dynamisme et leurs projets. Présentement, les membres du jury ont souhaité valoriser une expérimentation en ETP des patients diabétiques associée au développement d’un outil informatique dédié ; une première en France.

A noter que le 05 Décembre 2014, et pour la quatrième année consécutive, l’association organise une journée de l’infirmière libérale qui se déroulera au Myriapole d’Alès. Le thème retenu cette année est « La pratique de la clinique infirmière pour la prise en charge de la douleur ».

En savoir plus sur le trophée : http://www.youtube.com/watch?v=UCdq75wUWEQ

En savoir plus sur l’association et la journée de l’IDEL : http://www.ailba.fr

 

De gauche à droite : Brigitte Herrisson (secrétaire générale ANFIIDE), Gilberte Hue (présidente ASI), Philippe Bordieu (vice-président ANFIIDE), Brigitte Ludwig (présidente UNAIBODE), Jean-Pierre Anthony (président CEEIADE).

De gauche à droite : Brigitte Herrisson (secrétaire générale ANFIIDE), Gilberte Hue (présidente ASI), Philippe Bordieu (vice-président ANFIIDE), Brigitte Ludwig (présidente UNAIBODE), Jean-Pierre Anthony (président CEEIADE).

07 Novembre 2014 – L’ANFIIDE présente au Salon Infirmier, Porte de Versailles à Paris, au titre de son adhésion à l’Académie des Sciences Infirmières (ASI).

Nous tenons d’abord à remercier chaleureusement l’UNAIBODE de nous avoir hébergés sur leur stand. Par ailleurs, en écho au courrier adressé sous l’égide du CEFIEC demandant à Mme Marisol Touraine la reprise des travaux liés à la réingénierie des formations (voir info du 20 Octobre ci-dessous), un point presse a été organisé à l’occasion de la visite de Mme Marisol Touraine la veille sur le salon. La ministre, se disant pourtant adepte du dialogue social et souhaitant aller à la rencontre des professionnels, n’a prononcé aucun discours, ni n’a répondu à aucune question. A noter toutefois : sa visite sur le stand du Conseil National de l’Ordre (voir : https://twitter.com/OrdreInfirmiers).
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Invit Point PressePARIS, 7 novembre 2014 (APM) – Treize organisations représentants les infirmiers et aides-soignants protestent, dans un communiqué conjoint vendredi, contre le fait que la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Marisol Touraine, n’a pas prononcé de discours jeudi lors de sa visite au Salon infirmier, à Paris.

Ces organismes sont le syndicat CNI (Coordination nationale infirmière), l’Association française des directeurs des soins (AFDS), le Comité d’entente des formations infirmières et cadres (Cefiec), la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi), des représentants des infirmiers spécialisés et leurs écoles (ANPDE, Ceepame, Ceeiade, Unaibode, AEEIBO), l’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (Anfiide), l’Académie des sciences infirmières, Sidéral-santé (Structure interdisciplinaire et regroupement d’acteurs libéraux de santé) et le Groupement d’étude, de recherche et d’action pour la formation d’aides-soignants (Geracfas). Marisol Touraine « est venue à la rencontre des infirmières et infirmiers » à l’occasion du salon, qui se déroule jusqu’à vendredi, notent-ils, déplorant cependant « sa visite éclair et l’absence de discours laissant sans réponse de nombreuses questions ».

Les 13 organismes pointent un « blocage inquiétant de la dynamique engagée et des travaux de réingénierie » des formations paramédicales, alors qu’un rapport des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des affaires de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) publié en février préconisait la reprise de ces travaux, bloqués depuis 2011. Le gouvernement avait fait de la publication du rapport un préalable à la reprise de ces travaux, mais il n’a pas toujours pas fait connaître les suites qu’il entendait donner aux recommandations des inspections. Ce sujet relève à la fois du ministère de la santé et de celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle-t-on.

« En réponse aux besoins de santé de la population, les compétences requises des professionnels de santé doivent permettre de répondre aux exigences de qualité. Ainsi, il est indispensable que les formations s’adaptent et évoluent », poursuivent les 13 organisations. Elles « soutiennent les objectifs suivants: la reingénierie des formations en cohérence avec la création d’une filière en soins infirmiers, l’ouverture des groupes de travail sur la gouvernance des instituts paramédicaux, sur les enseignements ainsi que sur les pratiques avancées qui, dans leurs constructions, doivent nécessiter la concertation de l’ensemble des acteurs de la profession et des formations ».

Même si le projet de loi de santé définit un exercice en pratique avancée des professions paramédicales, en vue notamment de la reconnaissance d’un métier d’infirmier clinicien, « un réel manque de lisibilité persiste », regrettent les 13 organisations. Elles indiquent qu’elles ont demandé à être reçues par Marisol Touraine. Un nouvel arbitrage du gouvernement concernant la formation initiale des masseurs-kinésithérapeutes est attendu mercredi, rappelle-t-on.

nc/eh/APM polsan

Télécharger la lettre de demande d’audience adressée à Mme Marisol Touraine…

Concernant le salon, lire aussi l’article d’Actusoins : http://www.actusoins.com/26385/en-direct-du-salon-quel-futur-profession.html#
Ressources humaines : Les référentiels du métier d’infirmier en pratique avancée sont souhaités pour septembre 2015 (Publié le 07/11/14 – 14h11 – HOSPIMEDIA)

Un groupe de travail doit être réuni à partir de janvier 2015 par le ministère de la Santé : il devra construire le métier d’infirmier en pratique avancée. Les référentiels d’activités et de compétences sont attendus pour septembre 2015 au mieux ; le référentiel de formation pour fin 2015/début 2016.

Le calendrier des travaux de construction du métier d’infirmier en pratique avancée a été précisé par la DGOS ce 6 novembre, au salon infirmier à Paris, lors d’un atelier avec pour titre « Pratiques avancées : quelles perspectives pour les infirmiers ? ». Un groupe de travail va ainsi être réuni par le ministère de la Santé à partir de début janvier 2015 pour élaborer les référentiels de ce nouveau métier. Dans le même temps, le projet de loi de Santé qui crée l’exercice en pratique avancée pour tous les paramédicaux sera examiné par la représentation nationale (lire ci-contre). « Nous allons avancer en parallèle », a en effet indiqué Michèle Lenoir-Salfati, sous-directrice des ressources humaines du système de santé à la DGOS.

Le groupe de travail qui reste à constituer réunira des représentants des infirmiers, des étudiants et des médecins. La DGOS a indiqué qu’elle souhaitait que des membres du service de neuro-oncologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dirigé par le Pr Jean-Yves Delattre, y participent. Exercent dans ce service des infirmières référentes qui font le lien entre les professionnels et le patient. Le ministère espère réussir à rédiger les référentiels d’activités et de compétences de l’infirmier en pratique avancée d’ici septembre 2015. « C’est très ambitieux », reconnaît toutefois Michèle Lenoir-Salfati interrogée par Hospimedia. Le référentiel de formation pourrait, lui, être achevé d’ici fin 2015/début 2016 pour être mis en œuvre dès la rentrée universitaire 2016. Cette formation durera-t-elle un an, deux ans ? Le groupe de travail devra justement répondre à cette question. Une autre interrogation se posera à lui : comment reconnaître les diplômes des infirmiers qui se sont formés jusqu’ici aux sciences cliniques ?

Élaborer un statut spécifique

Un statut spécifique aux professionnels en pratique avancée devra également être élaboré. Ce ne sera pas le statut des cadres de santé même s’il peut y avoir « des équivalences de rémunération », a indiqué la sous-directrice des ressources humaines. « Il faut que cette fonction d’infirmier en pratique avancée soit valorisée identiquement à la fonction cadre mais avec un autre rôle », a-t-elle précisé. Un travail doit aussi être conduit avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) pour décider des cotations des actes des professionnels en pratique avancée en libéral. Pour accéder à ces métiers, une expérience minimum sera requise. Autrement dit, il ne sera pas possible d’enchaîner un diplôme en pratique avancée après un diplôme d’État d’infirmier. « Cinq ans d’exercice paraît un minimum, a déclaré Michèle Lenoir-Salfati tout en précisant que cette durée d’expérience minimale devra être discutée avec les représentants des professionnels. Il ne nous semble pas raisonnable pour fonder cet exercice de descendre en-deçà. » La formation sera déroulera bien à l’université, a confirmé la DGOS.

Ni une expertise disciplinaire ni une spécialisation

« La pratique avancée est une pratique globale », a souligné la sous-directrice. Il ne s’agit ni d’expertise disciplinaire ni de spécialisation type puéricultrice ou infirmier de bloc opératoire. « Une pratique avancée se conçoit toujours par rapport au métier socle », a-t-elle poursuivi. Une infirmière de bloc qui obtiendra un diplôme en pratique avancée pourra aller travailler en cancérologie, en diabétologie, en psychiatrie…, a-t-elle illustré. « Je trouve dommageable de faire un diplôme généraliste alors que l’on a besoin d’avoir des gens pointus dans leur spécialité », a regretté un cadre supérieur de santé en psychiatrie présent à l’atelier. « Ce que l’on voulait éviter, c’est qu’il y ait des diplômes de pratique avancée par discipline, lui a répondu Michèle Lenoir-Salfati. Rendez-vous compte de l’enfermement qu’il y aurait pour le professionnel. » Il devrait de fait obtenir un autre master pour passer, par exemple, de la cancérologie à la psychiatrie, a-t-elle expliqué. D’ailleurs, la représentante du ministère a remarqué qu’en psychiatrie, la réponse ne se trouvait « peut-être pas dans la pratique avancée ». Elle a cité « plusieurs types de réponses possibles ». Comme « un temps de renforcement en santé mentale » à l’issue du diplôme en soins généralistes ou la création d’une spécialité en santé mentale.

Le projet de loi de Santé prévoit la parution d’un décret qui doit définir notamment les domaines d’intervention en pratique avancée. Par exemple : le suivi des patients atteints de maladies chroniques. La DGOS a toutefois précisé qu’il ne s’agissait que de « pistes », les textes réglementaires n’étant pas encore écrits.

Sandra Jégu

Courrier Projet Loi Santé22 Octobre 2014 – Lettre d’étonnement au sujet du projet de loi relative à la santé

L’ANFIIDE, après avoir pris connaissance de l’intégralité du projet de loi relative à la santé déposée à l’Assemblée Nationale le 15 Octobre dernier, se réjouit de la possibilité bientôt offerte aux infirmières de participer à la lutte contre le tabagisme grâce à la prescription des substituts nicotinique prévue à l’article 33, mais aurait apprécié que le droit de prescription des infirmières soit élargi à certains antiseptiques ou produits, tels que le sérum physiologique, en complément du droit de prescription des dispositifs médicaux listés par l’arrêté du 20 Mars 2012. Cette disposition aurait été de nature à faciliter l’exercice au quotidien de nos consœurs libérales.

L’association constate par ailleurs avec satisfaction que l’article 29 autorisera désormais ces mêmes infirmières d’exercice libéral à accueillir des étudiants infirmiers sans préjudice des mesures prévues à l’article 5 des dispositions générales de la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP). Cette mesure permettra de voir reconnue par les stagiaires l’expertise généraliste des professionnelles exerçant au quotidien en proximité de la population.

L‘ANFIIDE prend acte de la consolidation du rôle des Agences Régionales de Santé en matière de prévention et de promotion de la santé. Pour autant, elle constate et déplore qu’aucune disposition n’ait été prise pour accélérer la mise en application des actions d’accompagnement (AA) et des programmes d’apprentissages (PA) créées par la loi HPST de Juillet 2009 , alors même que l’article 1er du projet de loi réaffirme l’importance de la promotion de la santé et de l’éducation pour la santé dans l’amélioration de l’état de santé de nos concitoyens.

Enfin, nous nous étonnons du projet d’autoriser les pharmaciens à pratiquer certaines vaccinations en lieu et place des médecins et des infirmières, au titre de leur statut de praticiens de premier recours. Si nous comprenons la redéfinition parfois nécessaire des missions et compétences des professionnels de la santé, le fait de réduire la vaccination à un « simple » acte d’injection constitue pour notre association un déni de reconnaissance de notre compétence clinique en matière de prise en charge globale des patients. Réaliser un soin infirmier ne se limite pas à effectuer un geste technique, mais s’accompagne d’une analyse de situation, d’une surveillance clinique, de séquences d’information, voire d’éducation le cas échéant, mais surtout de la possibilité d’intervenir en cas de réaction ou d’effet secondaire. Loin de vouloir entrer dans un débat opposant deux catégories professionnelles, nous pensons que les conditions de réalisation de cet acte ne permettront pas de garantir le niveau de qualité et de sécurité que les usagers sont en droit d’attendre.

L’ANFIIDE prend ainsi acte de l’absence de reconnaissance des infirmières comme acteur de premier recours, et attend les textes d’application des dispositions de l’article 30 relatif à la pratique avancée pour évaluer en quoi cette nouvelle loi permettra ou non aux infirmières de mettre à la disposition de la population française l’étendue de leur expertise en matière de santé, que cette dernière soit individuelle ou publique.

Télécharger la lettre…

Lettre Ingenierie CEFIEC20 Octobre 2014 – L’ANFIIDE s’associe au collectif associatif sous l’égide du CEFIEC demandant à Mme Marisol Touraine la reprise des travaux liés à la réingénierie des formations

Madame la Ministre,

Les instituts de formation aux métiers de la santé s’interrogent sur l’absence de reprise des travaux liés à la réingénierie des formations.

En effet, malgré plusieurs interpellations du Ministère de la santé par les différentes associations professionnelles représentatives, aucune réponse concrète n’a été ébauchée à ce jour. Pourtant, le rapport de l’IGAS-IGAENR, intitulé « Les formations paramédicales, bilan et poursuite du processus d’intégration dans le processus L.M.D » paru début 2014, constate un blocage inquiétant du processus engagé et des travaux de réingénierie interrompus depuis plus d’un an. Il recommande clairement de reprendre ces travaux.

En réponse aux besoins de santé de la population, les compétences requises des professionnels de santé doivent permettre de répondre aux exigences de qualité. Ainsi, il est indispensable que les formations s’adaptent et évoluent. Les associations, très largement investies, souhaitent un aboutissement constructif et sollicitent une rencontre avec vous afin de connaitre vos choix politiques.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Madame la Ministre, en l’expression de nnos très respectueuses salutations.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????11 Octobre 2014 – Florence Ambrosino, copilote du GIC REPASI, participe au colloque de l’Union des Chirurgiens de France (UCDF) sur le thème de la chirurgie ambulatoire

Télécharger le diaporama : Quel rôle pour l’infirmière à domicile dans la prise en charge du patient suite à une chirurgie ambulatoire ?

 

big_FILMINTIMITE2014 – L’ANFIIDE organise une série de conférences sur le thème « Intimité, sexualité et positionnement professionnel »

L’intervenante, Nadia Flicourt, est Infirmière, sexologue anthropologue, directrice du Carrefour d’Initiatives et de Réflexions pour les Missions relatives à la vie affective et sexuelle, titulaire de la Chaire UNESCO « santé sexuelle et droits humains ».

  • Le 18 Juin 2014 à Nice (06)
  • Le 17 Septembre 2014 à Perpignan (66)
  • Le 14 Novembre 2014 à Alès (30)

Questionnement:

  • Comment l’écoute d’un professionnel de santé peut elle mettre en confiance et soutenir les patients dans leurs difficultés liées à la sexualité ?
  • Comment se positionner en tant que professionnel et adulte sexué face à l’intimité et face au questionnement sexuel d’un patient sexué ?

Un petit résumé:
“…Pour atteindre et maintenir les objectifs de santé sexuelle, il est nécessaire que les droits sexuels de tous les individus soient reconnus et soutenus…” (OMS et WAS, 2000). C’est l’une des missions du soignant. Mais qui dans sa pratique professionnelle n’a pas été confronté à la difficulté d’aborder la question de la sexualité avec un patient ou une patiente dans le cadre d’une maladie chronique, des suites d’une intervention chirurgicale, d’une modification physiologique, d’une infection sexuellement transmissible (IST) ou des effets secondaires d’un traitement ? Certes, répondre n’est pas simple, mais il est encore plus délicat d’entendre et d’accepter la demande de l’autre.

Télécharger la présentation…

Lettre ouverte aux utilisateurs et aux décideurs du système de santé français08 Juin 2014 – Lettre ouverte aux utilisateurs et aux décideurs du système de santé français

Au cœur des débats d’opinions relayées par les réseaux sociaux et la presse où tout et son contraire se lit indifféremment sur les attributs comme sur la légitimité de l’Ordre National Infirmier, cette lettre ouverte écrite par un collectif d’infirmières[1] a pour vocation de faire connaitre la colère ressentie face à la menace de disparition pesant sur l’Ordre infirmier aujourd’hui et les conséquences que cela entrainerait tant sur le devenir de la profession, la représentation des infirmières françaises au sein de l’Europe que sur l’image renvoyée au monde d’un pays où un ordre professionnel pourrait être abrogé.

Rappelons qu’un Ordre a pour mission d’investir le champ politique pour défendre une profession, en préserver et en garantir l’autonomie de ses membres dans l’exercice de leurs activités, dans le respect de la définition de son travail, de la déontologie, de son territoire professionnel et du périmètre de ses activités.

Les infirmières françaises prennent peu la parole au sein du débat politique mais savent combien la santé est un enjeu politique majeur. Engagées auprès des personnes soignées au quotidien, elles remplissent leur mandat social sous autant de formes d’exercice qu’il existe de besoins à satisfaire, ceci tant dans le champ de la promotion, la prévention, le maintien et/ou la restauration de la santé jusque dans l’accompagnement des derniers moments de vie. C’est pourquoi, comme les autres acteurs de la santé, les infirmières doivent être associées aux grandes décisions du système de santé français et de son évolution. Depuis sa création, la profession infirmière a su relever les défis de la multiplicité des problématiques de santé, s’organisant notamment dans le cadre associatif pour renforcer sa professionnalisation au cœur du contexte sanitaire et social en mutation. Entre avancées scientifiques et technologiques, les infirmières ont produit des travaux reflétant le service rendu à la population et la créativité de leurs exercices complémentaires tant libéral, hospitalier, public ou privé.

Pour autant, rassembler les 500 000 infirmières françaises relève d’un réel challenge auquel la création de l’Ordre a répondu en 2006[2], grâce à une mobilisation forte et soutenue de plus de 43 associations et syndicats professionnels. Après 30 ans de travail acharné, cette fédération, respectueuse des différences comme des domaines d’expertise de chacun, a su porter l’argumentaire et convaincre les parlementaires de la nécessité de créer une telle instance de régulation pour la profession infirmière, à l’instar de nombreux autres pays qui en disposent de longue date.

Depuis cette date historique pour notre profession, l’Ordre n’a cessé d’être l’objet de détractions variées comme de tentatives pour opposer infirmières libérales et infirmières salariées, syndicats et ordre, remettant en cause le bienfondé de la loi constituante. Mettre en place une telle structure ordinale départementale, régionale et nationale nécessite du temps, d’autant que les craintes des uns sont venues se rajouter à l’absence de moyens financiers dédiés pour réaliser les opérations de communication permettant d’informer objectivement chaque infirmière et/ou étudiant infirmier français. Merci de laisser à l’Ordre infirmier le temps de solidifier ses fondements afin qu’il puisse remplir ses missions. Les infirmières qui prennent soin de la population française méritent cette reconnaissance sociétale, encouragée et maintenue pour d’autres professions médicales ou paramédicales.

C’est enfin l’attention portée aux usagers de la santé qui nous encourage à rédiger cette requête. En la matière, les associations européennes comme nord-américaines de patients dont les pays disposent de longue date d’un Ordre infirmier  sauront témoigner de la plus value constatée en termes de qualité et de sécurité des soins comme d’impacts sur la précarité des populations les plus fragiles. Pour exemples, les publications informatives réalisées chaque année le 12 mai pour saluer la journée mondiale de l’infirmière en sont l’un des reflets à disposition pour se forger un avis éclairé.

L’ANFIIDE , association reconnue d’utilité publique et au regard des mandats qui sont les siens, soutient activement le maintien de l’Ordre infirmier français. Collectivement nous demandons :

- de laisser le temps à l’Ordre infirmier de se construire pour qu’il puisse remplir toutes ses missions.

- que soit pris en considération et reconnu l’ensemble des actions accomplies par l’Ordre aussi bien dans ses missions régaliennes que de santé publique depuis 2008   grâce à l’engagement infirmier et au considérable travail des assistants administratifs et juridiques, nationaux et régionaux, menacés à tout moment de perdre leur emploi.

 Supprimer l’Ordre infirmier, c’est prendre un risque considérable pour la santé de nos concitoyens, pour l’avenir de la profession infirmière…

Le Conseil d’Administration de l’Anfiide

[1] Lire partout infirmière, infirmier

[2] Publication le 27 Décembre 2006 de la Loi 2006-1668 du 21 Décembre portant création de l’Ordre National Infirmier en France.

Télécharger la lettre…

Consultation IDEAvril 2014 – L’ANFIIDE publie l’ouvrage « La Consultation Infirmière » aux éditions Lamarre

Cet ouvrage, écrit sous la direction de Chantal Jouteau-Neves, Brigitte Lecointre, et Evelyne Malaquin-Pavan, presente dans sa première partie « la consultation infirmière d’hier à aujourd’hui » incluant :

  • l’ancrage historique et contextuel,
  • la formalisation du processus de consultation,
  • l’état des lieux de la pratique et de la formation en France.

Dans une grande deuxième partie, 12 exemples de consultations sont décrites par leurs auteurs :

  • CI d’annonce en cancérologie
  • CI en urodynamique
  • CI de patients douloureux chroniques
  • CI d’accompagnement d’aidants naturels
  • CI au sein d’un programme obésité
  • CI de suivi de patients atteints de maladie chronique
  • CI de suivi de personnes sourdes atteintes de diabète
  • CI en plaie et cicatrisation
  • CI de seconde ligne en soins palliatifs
  • CI d’accompagnement du deuil
  • CI de victimologie
  • CI d’accompagnement en santé cardio-neurovasculaire

Nous espérons par cet ouvrage illustrer la réalité du terrain en attendant de prochaines actualisations réglementaires.

Février 2014 – Le REPASI (Réseau de Pratique Avancée en Soins Infirmiers) reprend du service !

Télécharger le communiqué de presse – En savoir plus : www.anfiide-gic-repasi.com

Letter-EFN-French-Ministries-Education-Health07 Février 2014 – L’EFN écrit aux ministères de l’enseignement supérieur et de la  santé pour défendre les Masters en SI

Suite au courrier adressé à l’EFN, cette dernière répond à la ministre :

« Dear Ministers,

The European Federation of Nurses Associations (EFN) has been informed about the future reshape of the nursing degrees titles, proposed by the Ministry of Higher Education and Research, which does not take into account two Masters in clinical nursing sciences, representing a downturn of the nursing career development.

As the nurses’ voice at EU level, representing National Nursing Associations from 34 European Countries, and working to ensure a highly qualified and competent nursing workforce to deliver high quality care and an equitable and accessible health service in the EU, the European Federation of Nurses Associations (EFN) is extremely worried about your decision that will directly affect the nursing care continuum, the health workforce as a whole, which will result in a default to respond to societal health care needs across the country. Furthermore, being the nursing profession a predominant female profession represented by 95% of women, the EFN questions the gender dimension embedded in this decision which in a way, reduces women’s opportunities to further develop their professional development through high level university education. (…) »

Lire la suite…

P110036114 Janvier 2014 – L’ANFIIDE reçoit Judith Shamian, présidente du CII

Judith Shamian, actuelle présidente du CII (regroupant plus de 130 associations) a souhaité fin 2013 rencontrer l’ANFIIDE ainsi que différentes instances représentatives des IDE afin de mieux comprendre l’organisation des soins infirmiers en France. Son avis est que la France et la Belgique ont un rôle primordial à jouer dans l’émulation des pratiques infirmières des pays francophones, dont ceux des pays africains. Le fonctionnement du système libéral lui étant méconnu, ce fut également l’occasion d’éclaircir ce point. De nombreux autres points ont aussi pu être abordés autour d’une brillante présentation de l’organisation française des soins infirmiers, en anglais, par Christophe Debout (EHESP).
Le première partie de la journée avait été voulue conviviale, en présence de journalistes représentant la pluralité des exercices infirmiers (encore une spécificité française). Dans l’après-midi, nous avons pu être rejoints entre autres par une délégation du CNOI (dont son président Didier Borniche), et par des représentants de différentes associations membres de l’Académie des Sciences Infirmières (ASI).

Article Infirmiers.com du 12.03.2014

Courrier-CII-Master-SIJanvier 2014 – Pour la pérennité du Master Science Clinique en Soins Infirmiers

MORT ANNONCÉE DES MASTERS SCIENCE CLINIQUE EN SOINS INFIRMIERS. L’ANFIIDE INTERPELLE LE CII ET L’EFN

« Madame la Présidente du CII,

En tant que présidente de l’Anfiide, et au nom de l’ensemble de son conseil d’administration, je tiens à porter à votre attention des informations d’une grande importance concernant la profession infirmière en France, et son devenir. (…) »

Lire la suite…

MERCI à tous de soutenir ces masters en mobilisant vos réseaux et en signant la pétition

Octobre 2013 – Création d’un DIU dédié à la recherche en Soins Infirmiers

Formation théorique, méthodologique et pratique de haut niveau, ce diplôme Interuniversitaire est conçu pour développer les compétences des professionnels infirmiers et paramédicaux en recherche. La recherche en sciences infirmières engage un travail de coordination avec l’ensemble des professionnels de santé. En ce sens, cette formation sera ouverte à l’ensemble des professionnels de santé soucieux de développer leur compétence en recherche.
Responsable C. Eymard, Maître de Conférences HDR, AMU
En savoir plus : http://www.fmc-marseille.com/upload/du-sc-inf/rech-sci-inf-diu-1-affiche.pdf

Courrier-Formation-IDE-Europe

Janvier 2013 – Formation des infirmières en Europe : risque pour la qualité et la sécurité des soins

« Madame, Monsieur le Député

Nous tenons à vous faire part de l’inquiétude des infirmiers français à l’annonce du vote , à l’initiative de l’Allemagne, de la commission environnement-santé (ENVI) du parlement européen en faveur d’une modification de la formation des infirmiers. L’objectif est la modernisation de la directive européenne 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Ce texte fixe notamment le nombre d’années d’études secondaires pré requis pour intégrer les écoles d’infirmiers et exercer dans les Etats de l’Union Européenne.

Dans la discussion de révision de cette directive qui doit faire l’objet d’uń vote de la commission du marché intérieur (IMCO) le 23 janvier, le parlement européen pourrait revenir sur la proposition initiale de requérir un niveau baccalauréat pour l’admission en formation infirmière et proposer dix années d’enseignement général préalable . (…) »

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has_petit-82ef6Septembre 2012 – Saisines de la Haute Autorité de Santé (HAS) – Dossier de demande d’évaluation d’un acte par une organisation professionnelle

Le 06 Septembre dernier, suite à un appel à consultation destiné aux  associations et relatif à l’inscription ou à la modification de la Nomenclature Générale des Actes Professionnels, l’ANFIIDE a proposé l’inscription à la NGAP de deux actes :